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Actualité

Les acquisitions récentes des musées de la Ville de Paris

Dons, legs et acquisitions à titre onéreux permettent chaque année d’enrichir considérablement les collections des musées de la Ville de Paris. Nous vous proposons un tour d'horizon des oeuvres d'art (peintures, sculptures, carnets de dessins, vêtements...) qui ont récemment rejoint nos collections.

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Augustin Rouart, Lagrimas y penas, 1943

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Augustin Rouart, Le nageur, 1943

Rouart 3

Augustin Rouart, Le Petit Pêcheur, 1943

Rouart et la peinture en héritage au Petit Palais

En mai 2020, le Petit Palais a bénéficié d’une donation de douze œuvres issues de la famille Rouart, grâce à la générosité de Monsieur Jean-Marie Rouart, de l’Académie française. Cet ensemble comprend deux œuvres d’Henri Rouart (1833-1912), une œuvre d’Henry Lerolle (1848-1929), un pastel de Maurice Denis (1870-1943) et huit œuvres d’Augustin Rouart (1907-1997).

Henri Rouart a été l’une des personnalités artistiques majeures du dernier quart du XIXe siècle et du début du XXe siècle : éminent industriel, peintre, mais surtout collectionneur passionné et éclairé, il contribua à la reconnaissance de nombreux artistes représentés dans les collections du Petit Palais, en particulier les impressionnistes.

Le Petit Palais mettra en valeur cette importante donation à travers une exposition-dossier prochainement, en dialogue avec des œuvres du musée liées à la famille Rouart, et enrichie par une quinzaine de prêts. 

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Donation de Lafayette Anticipations au MAM

Couv Acquisitions

À l’issue de l’exposition « YOU », présentée au Musée d’Art Moderne de Paris d’octobre 2019 à février 2020, le Fonds de dotation Famille Moulin a souhaité faire une importante donation, permettant au Musée d’Art Moderne de Paris d’enrichir ses collections de cinq pièces significatives et toutes réalisées par des artistes femmes : Pauline Curnier Jardin, Trisha Donnelly, Marguerite Humeau, Anne Imhof et Mélanie Matranga.

« Cette donation est un enrichissement majeur des collections du Musée d’Art Moderne. Elle a permis d’acquérir des œuvres qui nous étaient difficilement accessibles. Elle est l’expression de l’intérêt constant du Musée d’Art Moderne de Paris pour toutes les formes de l’art d’aujourd’hui et résulte d’un dialogue de longue date qui s’est encore intensifié avec la création de Lafayette Anticipations. » Fabrice Hergott, Directeur du musée.

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Nouvelle sculpture de Quasimodo à la maison de Victor Hugo

Quasimodo

Quasimodo sur la cloche de Notre-Dame de Paris, Anonyme, 2e moitié du XIXe siècle

Cette étonnante sculpture de Quasimodo accroché à une cloche de Notre-Dame est entrée fin 2020 dans les collections de la maison de Victor Hugo.

Il s’agit d’une œuvre anonyme datée du XIXe siècle, plâtre d’atelier dont on peut penser qu’il s’agit d’un projet pour une sculpture qui n’a pas été éditée, ni semble-t-il présentée en son temps, ébauche très poussée restée à l’état de projet.

L’originalité de ce plâtre tient à l’inhabituelle présence des monstres sortant de sous la cloche. Ce parti-pris iconographie correspond à une lecture personnelle du texte de Victor Hugo par le sculpteur, qui lui permet d’en extraire le sens profond, celui de l’osmose de Quasimodo et de la cathédrale qui prend vie et devient elle-même un personnage principal du roman.

Donation d'œuvres de Georg Baselitz au MAM

Baselitz

Georg Baselitz (1938, Deutschbaselitz, Allemagne) La tête d'Abgar, 1984

En 2020, le Musée d’Art Moderne de Paris a reçu un don exceptionnel de six œuvres de Georg Baselitz témoignant ainsi des liens privilégiés que le musée entretient avec l’artiste depuis longtemps.

Les œuvres données sont Poirier (1976-1980), La tête d’Abgar (1984), Bruna (1992), Tête (1993), La grande pisse (Remix) (2007-2008) et M'sieur docteur ami/Freud de l'art (2011).

Représentatif de la carrière de l’artiste depuis quarante ans, chaque tableau de la donation renvoie par son motif à une étape essentielle de son travail : l’arbre, qui fut le thème de sa première peinture retournée ; le « remix », une réactualisation de sa première peinture au succès scandaleux, La grande nuit foutue; plusieurs têtes, sujet préféré de l’artiste dès ses débuts et enfin, une oeuvre de la série consacrée à Sigmund Freud, présentée la première fois dans l’exposition Baselitz sculpteur, organisée au musée en 2011.

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Ornements en forme d'oiseau au musée Cernuschi

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Ornement en forme d'oiseau, Chine, Zhou de l’Ouest (1050-771 av. J.-C.) L. 19,8 cm. Don Gilles Béguin. M.C. 2020-4

En 2015, lors de la vente de la collection chinoise de David David-Weill (1871-1952), célèbre collectionneur de la première moitié du XXème siècle, le musée Cernuschi avait pu acquérir deux pièces archaïques majeures, grâce à un effort exceptionnel de Paris Musées et de la Société des Amis du musée. En 2020, cinq ans plus tard, un don de Gilles Béguin a permis à deux plaques en bronze de l’époque des Zhou de l’Ouest (1050-771 av. J.-C.) appartenant à la même collection, de rejoindre les salles du musée à l’occasion de l’inauguration du nouveau parcours des collections.

Les représentations stylisées d’oiseaux de profils sont fréquentes sur les vases de bronze de la période Zhou. Ce sujet est plus rarement traité de manière autonome dans ce matériau. Issues d’un contexte funéraire, ces pièces étaient probablement destinées à orner un char ou des éléments de harnachement, éléments qui figurent souvent dans les tombes aristocratiques de cette période ancienne de l'histoire de la Chine. 

La communion d’Atala au musée de la Vie romantique

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Pierre-Jérôme Lordon (1780-1838). La communion d’Atala, 1808 - © Musée de la Vie romantique

Dernière acquisition du musée de la Vie romantique, La communion d’Atala de Pierre-Jérôme Lordon (1780-1838) illustre une scène inspirée du roman de Chateaubriand "Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert", au thème éminemment romantique.

La scène représentée par Lordon montre les derniers moments de la vie d'Atala, recevant la communion de l'ermite Aubry, tandis que Chactas, accablé de désespoir, soutient son corps avec amour. Le cadre exotique et nocturne de la composition, éclairée par la pleine lune qui domine l’arrière-plan, l’intense émotion dramatique qui se dégage de la scène, les thématique de l’amour impossible et de la lutte entre les valeurs intemporelles, spirituelles et sacrées de la foi et celles temporelles, profanes et sensuelles de l’amour témoignent de ce nouveau goût romantique.

En rejoignant la collection permanente du musée de la Vie romantique, ce tableau daté de 1808 trouvera sa place dans un ensemble de peintures illustrant des scènes inspirées de la littérature ou du théâtre romantique.

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Le vestiaire d'Etienne Daho au Palais Galliera

Daho

© Pari Dukovic / Universal, 2017

En février 2021, le Palais Galliera a eu l’honneur de recevoir une donation de la garde-robe d’Etienne Daho.

Au total, 34 tenues de scène et de ville, datant de 1983 à 2019, témoignent d’un style pop-rock unique !

Depuis le début de sa carrière, le chanteur entretient une relation émotionnelle avec ses vêtements qu’il a voulu, à l’occasion de ce don exceptionnel, exprimer en ces termes : « Les tenues de scène sont des compagnons de route et des armures dans lesquelles on se glisse pour devenir l’Autre. Elles sont chargées de toutes les énergies et émotions. Le trac, l’impatience de monter sur scène, les joies du partage et le Grand Amour incomparable. Celui que l’on reçoit et celui que l’on donne ».

Le chanteur a préalablement daté et documenté chacune de ses tenues, créées par les maisons de mode les plus emblématiques de notre époque : Agnès B, Paul Smith, Saint Laurent, Dior Homme, Céline...

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La Servante d'Eva Gonzalès au Petit Palais

Eva Gonzales

Le Petit Palais a pu préempter en vente publique le 30 mars 2021 une toile d'Eva Gonzalès qui vient compléter le fonds de peintures impressionnistes du musée.

Régulièrement présentée au sein du groupe des femmes impressionnistes, Éva Gonzalès fut l'unique élève d'Édouard Manet avec lequel elle entretint une relation artistique exceptionnelle et dont elle partagea les conceptions d'une peinture novatrice.
Assez esquissée, cette œuvre charmante intitulée La Servante ou A la barrière représente une figure féminine en promenade. Cette manière fraîche et subtile ainsi que son caractère inachevé nous semble aujourd’hui un écho à la vie fragile de l’auteur, emportée à 34 ans, peu après avoir donné naissance de son fils en 1883.

Le Petit Palais consacrera une grande rétrospective à Eva Gonzalès en 2023, en collaboration avec le musée de Dieppe.

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