5 bonnes raisons d'aller voir : "La Fabrique du luxe"

Le musée Cognacq-Jay propose de vous plonger dans l'univers des marchands merciers du 18e siècle. Voici 5 bonnes raisons pour découvrir cette corporation parisienne au coeur des commanditaires, artistes et des tendances de l'époque...

 

1) Pour découvrir les origines du luxe parisien

Les marchands merciers sont à la fois designers, importateurs, négociants et décorateurs...

Ainsi, en commercialisant tous types d'objets de luxe, des pièces de mobilier aux objets décoratifs et aux tableaux anciens, et en participant à leur conception pour créer des objets nouveaux et à la mode, les marchands merciers ont construit ce qui définit aujourd'hui le luxe parisien.

D'ailleurs, les marchands se sont installés dans des quartiers parisiens qui sont actuellement toujours dédiés à la mode et au commerce.

 

2) Pour le plaisir des yeux

Les marchands merciers ne concoivent pas directement les objets mais pratiquent l'assemblage, avec l'aide des meilleurs artisans, pour donner naissance à ces luxueux objets à la mode.

Exemple typique avec les fleurs en porcelaine, uniques et peintes à la main par les ouvrières de la manufacture de Vincennes, qui sont de petites merveilles de délicatesse

 

3) Pour connaître les prémices du marketing

Saviez-vous que les marchands merciers étaient les rois du marketing et de la communication au 18e siècle ?

Pour faire connaître leur activité et leurs produits, les marchands merciers recourent à des procédés ingénieux, aujourd’hui courants mais alors inédits : cartes de visite, enseigne gigantesque devant leur boutique, étiquettes sur les produits ou les factures, changements de noms pour s’adapter aux tendances du marché…

 

4) Pour comprendre les enquêtes minutieuses des historiens d’art

L’exposition présente un certain nombre de documents d’archives qui illustrent le travail de fourmi qu’effectuent les historiens pour reconstituer l’histoire d’un objet : qui l’a conçu ? qui l’a fabriqué ? qui l’a vendu ? qui l’a acheté ?

On découvre notamment que Madame du Barry a fait des emplettes pour une somme coquette, vraisemblablement pour Noël, dans la boutique du marchand Poirier.

 

5) Pour pénétrer dans un tableau géant à taille réelle

A la fin de l'exposition, vous pourrez découvrir une impressionnante toile à taille quasi humaine : l'Enseigne de Gersaint.

Ce tableau monumental peint par Antoine Watteau, pour son ami marchand Edme-François Gersaint, fait sensation lorsqu'il est montré sur la façade de sa boutique à l'automne 1720.

Vous pourrez y entrer le temps d’une photo pour poser aux côtés du marchand et des aristocrates fortunés de l’époque...

 

(c) Photos : R. Chipault


Musée : Musée Cognacq-Jay, le goût du XVIIIe siècle